HOMMAGE A FREDO
Ce 18 juin à 17h30, l'ombre a enveloppé nos cours tandis que nos yeux se remplissaient de larmes mais bientôt la lumière et la paix les ont remplacés car vous êtes là Père Frédo, avec nous, pour nous conduire encore par la petite voie vers la Vérité et la Vie.
Que d'âmes en errance, en recherche, en révolte, n'avez-vous pas, au long de ces cinquante ans de sacerdoce, accueillies, écoutées et aidées à trouver leur chemin sans jamais rien imposer.
Et ce sont tous ces amis, qu'ils soient présents ou seulement unis par la prière qui sont là pour vous accompagner et recevoir une fois encore l'appel recueilli et silencieux à devenir toujours plus disciple de Jésus de Nazareth.
Vous nous avez appris à vivre l'Evangile et non à le réciter, à en faire véritablement le pain de vie, et quand, avec vous, nous disions le Notre Père, les mots prenaient dans la prière une telle densité que nous sentions l'espace s'emplir de la présence du Dieu créateur.
Vous nous avez appris - mais est-ce le mot qui convient ? - ou plutôt fait découvrir qu'il fallait accueillir sans vouloir posséder, qu'il fallait nous désencombrer de ce qui risque de ternir l'éclat pur de l'Evangile, et sans oublier ce que nous devons à nos frères, ne pas se dissoudre dans l'agitation et l'activisme. Et cette semence que vous avez répandue au cours de vos rencontres sans regards en arrière mais dans une totale confiance en Dieu, elle a fécondé la terre, même la plus aride et elle germera.
Je n'en dirais pas plus car le discours peut détourner de la contemplation. Vous êtes maintenant, cher Père Frédo, dans la lumière de Dieu et vous allez nous préparer une place, afin que, là où vous êtes, nous soyons nous aussi.
A Dieu, cher Père Frédo, car c'est en Dieu désormais que nous nous retrouverons, et emportez avec vous l'amitié et l'affection de tous ceux qui vous ont rencontrés.
(Prologue de la 1ère Epître de St Jean : « Ce que nous avons vu. »)
Madeleine TRIVIAUX
HOMMAGE A FREDO
FREDO, notre ami, notre frère.
Nous voici rassemblés autour de toi aujourd'hui !
Toi le fils de la terre limousine, qui, poussé par un appel intérieur,
es venu il y a cinquante ans,
partager dans un élan fraternel la vie des hommes et des femmes de ce pays creusois.
Existe-t-il des mots pour te rendre l'hommage
Qui corresponde avec ce que tu as été tout au long des jours, à travers le temps ?
Comme chacun de nous, tu as vécu des moments difficiles.
Tu as connu des petits bonheurs et des grandes joies ;
Et tu as tissé des liens fraternels avec tous ceux qui sont venus à ta rencontre.
Au cour des forêts, tu as avec courage accompli ton labeur,
Tu as connu la joie des matins calmes et lumineux ;
Tu as connu la froidure des matins d'hiver.
Et c'est ainsi que par ton travail qui était ton gagne-pain ;
Tu as pu cheminer avec tous ceux qui autour de toi accomplissaient leur tâche journalière.
Ensemble, vous avez creusé le sillon de l'amitié.
Et je ne doute pas que tous ceux qui t'ont ainsi approché
Ont puisé en toi de la force et du courage et que beaucoup ont trouvé auprès de toi
Une lumière qui les a aidés à conduire leur vie.
FREDO, tu avais conscience de la grandeur des êtres humains et tu aurais voulu que chacun puisse développer toutes les richesses qui étaient en lui !
L'amour qui t'habitait prenait sa source dans une générosité peu ordinaire.
Mais aussi parce que tu t'étais reconnu dans la démarche d'un fils de la terre de Palestine, qui à travers le temps et l'espace a appelé les hommes de tous les temps et de tous les pays
A vivre en plénitude et à aimer.
Et je me dis qu'à ce moment-ci, il me plait d'imaginer que FREDO, aimerait nous transmettre ces quelques mots pour dire tout bas à chacun de nous :
Jésus marchait tout droit sur son chemin, et il disait :
Aimez-vous donc les uns les autres,
Debout les humbles, les opprimés,
Les pacifiques, et les paumés !
Réveillez-vous ! Et soyez des hommes et des femmes libres et joyeux !
Et je voudrais ajouter pour finir qu'il se pourrait bien qu'au cour de nos existences, à travers joies et douleurs, par l'amour reçu et par l'amour donné, nous tissions à chaque instant, une vie susceptible de rayonner pour l'éternité ! Il nous reste, chacun à notre place, à suivre notre chemin, en nous disant que l'amour qui nous unit et celui qui nous habite rend
nos vies plus lumineuses et moins incertaines.
Et j'ose espérer que l'esprit de notre ami FREDO continuera, à travers bois, à travers champs, en suivant le souffle du vent, à illuminer le cour et la vie de tous ceux qui vivent
dans ce pays qu'il a tant aimé.
FREDO, notre ami, notre frère, tes yeux se sont fermés, mais leur éclat brille encore en nous.
FREDO, tu es vivant au fond de nos cours
Victor SOUCHE. Le Donzeil. Le 22 juin 2004
« CE QUE JE CROIS »
Je crois au Père et à son divin Royaume dans l'être de l'homme où, pour notre accomplissement, il déverse ses ineffables bienfaits.
Je crois en Jésus-Homme, Fils et Frère, universel chemin évangélique d'union au Père et de communion fraternelle.
Je crois en leur commun Esprit qui, de mes profondeurs créatrices et grâce à Sa Parole, me re-révèle toutes choses concernant Jésus ; car c'est de son bien - voire les intimes bienfaits du Père - qu'il prend pour me le donner en partage ; afin de me mener progressivement vers Sa Vérité toute entière (Jn 16)
Je crois, c'est-à-dire que j'adhère par l'aimer et de tout mon être en devenir, à ces indicibles merveilles intérieures qui m'habitent et m'investissent de lumière et d'embrasement-communion, dans son petit chemin doux et léger, plein de Vérité, de Vie en surabondance et de liberté, en l'ambiance du bonheur des bienheureux disciples de notre bien-aimé Maître Jésus de Nazareth.
FREDO Le Donzeil le 7.avril 1986